Vêtue d'une robe blanche et d'un veston bleu, Céline Dion est arrivée sur le chantier du chemin St-Charles, en bordure de l'autoroute 40, au bras de son mari, René Angélil, et de leur jeune fils, René-Charles.
Propres aux retrouvailles du clan Dion, les rires, les chansons et les chaleureuses accolades se sont multipliés avant que ne débute la cérémonie officielle.
Financée à hauteur de trois millions$ par la Fondation du Centre de santé et de services sociaux du Sud de Lanaudière, la Maison Adhémar-Dion (dont l'investissement total frise les 4 M$) sera une maison de soins palliatifs qui comptera 12 chambres privées et qui accueillera chaque année quelque 200 personnes en fin de parcours.
L'automne dernier, les promoteurs du projet se sont entendus avec la famille Dion pour que la maison porte le nom du défunt patriarche.
«Je suis fière et j'espère qu'il m'entend, confie Thérèse Tanguay-Dion en levant les yeux au ciel. Avant d'accepter, on a fait plusieurs meetings avec les enfants, admetelle, et ils m'ont tous dit qu'ils seraient fiers eux aussi.»
Adhémar Dion, lui, est décédé dans le confort de sa maison, entouré des siens, à la fin du mois de novembre 2003.
"On m'avait dit qu'il en avait pour huit mois et il en a eu pour un an. Il est allé trois jours à l'hôpital et il est revenu à la maison, où je me suis occupée de lui.
«J'espère que les gens qui viendront ici auront droit à des soins comme ceux que j'ai donnés à mon mari à la maison. (...) Dans les hôpitaux, ils n'ont plus le personnel pour faire ça», déplore la dame de 82 ans.
Thérèse Tanguay-Dion est d'autant plus fière que la maison est située dans Lanaudière. «Mes enfants ont été élevés ici et ils y reviennent toujours», dit-elle.
Une question de valeurs
Touchée par les propos de sa mère, Céline Dion a dit souhaiter de tout son coeur que le personnel de la maison arrive à offrir «quelque chose qui va au-delà de la médecine».
«C'est au-delà des soins, de l'équipement ou des médicaments. (...) Pour être bien honnête, quand ce projet-là nous a été présenté, notre crainte première a été de se demander s'ils arriveraient à traiter les gens à la hauteur de l'amour qu'on a eu pour notre père», confie-t-elle.
Évoquant alors le tourbillon de la vie, Céline Dion en a profité hier pour déplorer que certaines personnes âgées et malades soient encore laissées à eux-mêmes.
«La vie nous pousse à avancer rapidement, mais ce n'est souvent pas une question d'argent ou de place (...), parfois c'en est une de valeurs, qui ont changé avec le temps. Les gens de la génération d'aujourd'hui ne savent pas où mettre leurs parents, et je trouve ça triste», confie-t-elle.
De petites complications
Céline Dion, on le sait, accorde une grande importance aux valeurs familiales, elle qui souhaite d'ailleurs élargir sa petite famille.
Le traitement hormonal visant à lui permettre de donner naissance une seconde fois a toutefois dû être repoussé de quelques semaines.
«Il y a des petites complications. Ça devait commencer en mars, à la fin de la tournée, mais ça aura plutôt lieu à la fin du mois de juillet», précise René Angélil.
«En fait, j'ai attrapé un virus en vacances, dans la mer indienne, et il faut régler ce petit problème intestinal avant d'aller plus loin. Ce n'est rien de grave. Ça va prendre juste un petit peu plus de temps, mais il ne faut pas rusher les choses.»
Céline Dion, René Angélil et René-Charles passent l'été au Québec, au moins jusqu'à la mi-août.
«Je suis à l'écoute de mes émotions, de mon mari et de mon fils. J'ai le privilège d'être là. Comme artiste, des fois, je manque beaucoup. Là, on s'amuse, on mange une glace, on frappe des balles de golf. Je suis disponible, et de ne pas avoir de cédules, ou d'agendas, c'est très gros pour moi», confie la chanteuse.
Source : Canoé